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Dimanche 9 septembre 2007

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J'avais acheté des cerneaux de noix l'autre jour pour ma recette de tomates confites aux douze saveurs. Et puis des endives, aussi, me disant que ça changerait un peu des légumes d'été. L'association entre les deux aliments fait doucement son idée: il ne manque qu'un peu de jambon, et ça fera une salade, certes digne de figurer dans un livre de Ginette Mathiot (que je salue au passage), mais la nostalgie, ça a du bon quelquefois.

J'achète donc une belle tranche épaisse de jambon pour faire cette salade années 50. Je la coupe en cube. Itou avec les endives. Ayant fini l'huile de noix quelques jours plus tôt, je décide de mettre de l'huile d'argan (ça, Ginette, t'aurais pas osé), et puis un trait de crème liquide pour adoucir et fondre l'ensemble. J'y mets également un reste de fromage de chèvre  (doux et crémeux) en petits cubes. Et puis pour le croustillant, du pain maison grillé en dés. 

Et je le sers ainsi, tout content de l'effet argan, magique avec l'endive à la crème ((à ne pas confondre avec l'effet Ralgan, magique pour le mal de crâne). Olivier en mange une première assiette. Apprécie. Se ressert. Puis au milieu de la deuxième, me dit: "ça aurait été bien, avec des noix!". Stupeur . "M...! Les noix!!! " me dis-je intérieurement. "Eh bien, en fait, c'était prévu, mais j'ai complètement zappé au moment fatal!". Et je cours chercher mes cerneaux de noix dans la cuisine et verse une vingtaine de cerneaux dans son assiette. "Ben voilà, oubli réparé!".

C'était l'histoire de la salade aux noix sans noix, avec des noix, finalement ;o)

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Par Eric
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Dimanche 9 septembre 2007

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Je viens de m'inscrire à la bibliothèque municipale de mon village. Je farfouille dans le rayon cuisine (vite fait: à peine 10 livres). Et je tombe sur un livre sur la cuisine au barbecue. Ca tombe bien: il fait un temps idéal en ce moment pour en faire, et Olivier adore ça ;o)

Je tombe sur une recette de brochettes yakitori au poulet et aux foies de volailes. Ces deux ingrédients étant cuits sur des brochettes séparées. Ayant l'esprit de contradiction, je décide de les mettre ensemble. Et puis aussi de ne pas mettre les oignons indiqués dans la recette, mais plutôt des raisins cueillis dans la vigne à 100m de la maison: foie et raisin, ça fonctionne bien!

Pour la sauce, il disent de mettre du saké: pas ça en stock. Je le remplace par du balsamique blanc.

La sauce, ce sera donc: 2 cuill à soupe de balsamique blanc, deux cuill à soupe de sauce soja brune, deux cuill à soupe de sauce soja claire, 2 cuill à soupe de sucre roux, 1 cm de gingembre rapé (rajout perso) et 1 trait de balsamique (re-perso).

Je fais donc mes brochettes avec 3 foies de volaille, une escalope de poulet et une belle grappe de raisin, en alternant les différents ingrédients.

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Dans la recette que j'avais sous les yeux, il ne font pas macérer les brochettes dans la sauce avant la cuisson. Il font d'abord chauffer celle-ci sur le barbecue, puis trempage dans la sauce, re-chauffe sur le grill, puis re-trempage, etc. Et ce pendant 6 minutes.

Perso, j'ai utilisé un pinceau en silicone, et j'ai peinturluré mes brochettes sur le BBQ pendant la cuisson, en les tournant régulièrement. Et ça a cuit plutôt 10mn que 6.

Avant de faire cuire mes brochettes, j'ai également fait un essai de patate douce au BBQ  (trouvé aussi dans le même livre). J'ai également peinturluré celles-ci avec ma sauce afin de les laquer et de protéger du desséchement. J'ai trouvé ça très bien. Olivier, banal. Les goûts et les couleurs...

Par contre, il a bien aimé les brochettes, alors que le foie, c'est vraiment pas son truc. La surprise de cette recette, c'était les pépins du raisin qui craquaient sous la dent et donnaient du "croustillant" au plat ;o) Nous nous sommes servis du restant de sauce pour accompagner tout ça, et c'était bien bon!

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Par Eric
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Dimanche 9 septembre 2007

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Tels sont les jolis noms des cuvées que je vais découvrir aujourd'hui au domaine de Bouillerot. J'ai déjà eu l'occasion d'en boire quelques une grâce à Vins Etonnants, mais je n'avais encore pas eu la chance de rencontrer Thierry Bos, son propriétaire.

Contrairement à beaucoup d'exploitation, le chai n'est pas à proximité des vignes. Heureusement qu'un panneau indique que vous êtes arrivés, parce que vous ne voyez qu'une maison, assez ordinaire. En faisant le tour de celle-ci, je tombe sur un chai repeint à neuf. Je suis bien dans un domaine viticole ;o)

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Je trouve finalement Thierry Bos qui m'emmène de suite dans la salle de dégustation. Après une petite discussion qui permet de mieux se connaître, nous passons enfin aux choses sérieuses...

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DSCF6694Fruits d'Automne 2004: l'entrée de gamme du domaine (60% merlot, 40% cabernet franc) élevée en cuve. Nez à la fois sur le fruit noir bien frais, mais aussi confit, avec une touche épicée. La bouche est ronde, souple, aux tannins doux et un fruité bien mûr. Finale sur des notes salines, minérales, signature du terroir de Bouillerot (on la retrouvera sur tous les rouges).

Cep d'antan 2006: LE vin le plus surprenant du domaine, et pour cause. Son assemblageDSCF6696 est certainement unique au monde: 1/3 malbec, 1/3 petit verdot, 1/3 carmenère. Et c'est bien du Bordeaux, ces trois cépages étant originaires de la région, et toujours autorisés. Ceci dit, Thierry Bos n'en a pas une grande surface de chaque: la production de cette cuvée est donc assez limitée. La robe est sombre. Le nez est plutôt dans un registre sensuel avec des notes de fleurs (pivoine), de fruits et d'épices. La bouche est ample, riche, d'un fruité intense, avec des tannins encore solides, mais une fraîcheur absolument remarquable (merci, le p'tit verdot!). J'aime beaucoup le côté franc et  profondément terrien de ce vin.

DSCF6697Essentia 2003: la cuvée haut de gamme du domaine, élevée en fûts de chêne (10% neufs et 90% de un an). Son assemblage dépend des millésimes. En 2003, Thierry Bos a privilégié une dominante de cabernet franc afin d'avoir un maximum de fraîcheur. Nez complexe sur la figue mûre, les fruits noir confits, le pain grillé et les épices. Bouche ample, sensuelle, aux tannins veloutés, avec une intensité et une fraîcheur qui ne faiblissent pas, de l'attaque jusqu'à la finale. On retrouve dans cette dernière la salinité perçue dans Fruit d'Automne, avec plus de puissance toutefois.

Palais d'Or 2005 (100% sémillon botrytisé, élevé en barrique neuve): robe d'un beau doré, avec des larmes qui coulent lentement sur le bord du verre. Nez sur l'ananas victoria et la mangue. Bouche ample, riche, conjuguant gras et fraîcheur avec une grande classe. Les 160g de sucre résiduel sont à peine perceptibles et la finale élégante est d'une belle persistance. Très beau liquoreux, comparable à un grand Sauternes (c'est d'ailleurs ce qu'avaient fait Bettane et Desseauve avec le Palais d'Or 2003: il faisait partie du Top 5 des liquoreux bordelais). Bravo, Thierry Bos!

Deux jours plus tard, j'ai fait découvrir certains de ces vins à des cavistes bordelais. Ils ont été enthousiasmés. On pourra donc d'ici peu en trouver sur Bordeaux ;o)

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Le fameux bouchon dont causait Olif

Par Eric
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Dimanche 9 septembre 2007

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Faire cuire une bonne livre de pommes de terre (épluchées), un oignon et deux gousse d'ail dans du lait.

Filtrer (en gardant le lait) et passer au moulin à légume.

Mélanger avec une partie du lait.

Ajouter 200g de thon en boîte.

Remettre du lait pour assouplir le mélange.

Rajouter:

  • deux cornichons et deux olives vertes en petite brunoise

  • un grand trait d'huile d'olive

  • une belle poignée de cerfeuil ciselée

  • du sel et du poivre du moulin

Servir tiède avec du pain grillé et un bon p'tit vin blanc (chablis, sylvaner, sancerre)!

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Nota: en déco, c'est du persil; j'avais mis tout le cerfeuil dans la préparation. Et comme il est à 200m de la maison, je n'allais pas retourner en chercher juste pour une photo ;o)

Par Eric
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Vendredi 7 septembre 2007

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La problématique de cette recette était d'obtenir des aubergines qui seraient bien cuites au moment de servir, mais qui se tiendraient également à la cuisson.

Je les ai épluchées et coupées en gros dés (genre 2 X 2 cm). Puis cuites au four 1h30 à 100°. Elles s'étaient desséchées, mais étaient cuites au goût.

Je les ai donc mises à tremper dans 25cl de bouillon de boeuf tiède afin qu'elles se réhydratent. Ce même bouillon m'a servi ensuite à faire mariner mes brochettes (alternance de cubes de boeuf et d'aubergine). Je lui ai simplement rajouté un peu de sauce soja et d'huile d'olive.

Pour la semoule, j'ai versé son équivalent en poids en eau chaude, des raisins secs, du sel et du Ras el Hanout. Une fois la semoule gonflée, j'ai rajouté de l'huile d'argan. Au moment de servir j'ai saupoudré ma semoule d'un mélange d'amandes, pistaches et noix (voir recette de la veille).

Je ne me suis pas occupé de la cuisson des brochettes (Olivier fait ça très bien). Je pense qu'elles ont dû cuire 10 minutes environ.

Pour la sauce, j'ai fait juste réduire la marinade et lui ai ajoutée un trait d'huile d'argan.

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DSCF6714Avec ce couscous/brochette, point de Sidi Brahim ;o) Nous avons bu un Bordeaux, le château de Mons 2005. La robe violacée est limpide. Le nez est incroyable: il sent la framboise comme jamais je ne l'ai sentie sur un vin. L'impression d'avoir le nez au dessus d'un bol de framboises fraîchement cueillies et légèrement chauffées au soleil. Je craignais que la bouche ne suive pas. Eh bien si: c'est frais, juteux, fruité, d'une grande buvabilité. On est loin d'un grand vin, certes, mais on prend beaucoup de plaisir à le boire. Et pour un vin à 4€ (prix de vente caviste), on peut dire que c'est un rapport qualité/prix remarquable!

Par Ericb
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Jeudi 6 septembre 2007

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Il y a quelques jours, je m'étais lancé dans la préparation de la tomate confite aux douze saveurs d'Alain Passard. J'avais alors écrit que je trouvais ça bon, mais pas top; qu'il y avait des choses à améliorer pour atteindre le vertige culinaire. Ne voulant pas me ronger les sangs pendant des semaines, je me suis  donc lancé  presque de suite dans cette refondation gastronomique. En voici les résultats...

Les nouveau principes

Afin d'avoir une cuisson optimum de la tomate, la faire cuire séparément des autres ingrédients.

Procéder par strates de quelques saveurs compléméntaires plutôt que mélanger les douze ensemble.

Faire griller les fruits secs afin d'exalter leur saveur.

La tomate confite à la vanille (pour deux personnes)

Régler le four à 100°.

Couper en 8 tranches une tomate style coeur de boeuf (peu de jus et de pépins). Les poser sur une plaque de cuisson. Faire fondre dans une casserole 10g de beurre, 10g de sucre et  le contenu (gratté) d'une gousse de vanille. Passer le mélange liquide au pinceau sur les tomates. Puis les mettre 2 heures au four.

L'ananas au gingembre

Faire poêler 2 minutes 100g d'ananas avec 5g de beurre, 5g de sucre et 1 cuillère à café de gingembre rapé. Passez au chinois et récupérer le jus.

Les pommes aux raisins secs, cannelle et orange

Faire poêler un quart d'heure 200g de pommes en brunoise, 20g de raisins secs, une pincée de cannelle et le zeste d'une orange dans 10g de beurre et 10g de sucre. Réserver. Si vous voulez respecter intégralement les douze saveurs, vous pouvez mettre dans ce mélange le clou de girofle. Perso, je l'ai écarté de la recette...

La poire à la badiane et au citron

Faire compoter 5 minutes une belle poire (en dés) avec une étoile de badiane, le zeste d'un citron et 10g de sucre.

Les fruits secs (pistache, noix, amandes)

Mixer grossièrement 10g de chaque fruit sec. Les poêler à sec ensemble jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés. Ajouter environ 10g de sucre dans la poêle bien chaude. Bien mélanger. Réserver.

Le final

Profiter du four à 100° pour réchauffer les différents mélanges de la préparation.

Mettre dans une poêle le jus d'orange additionné du jus de l'ananas, le faire réduire à l'état sirupeux. Ajouter alors 10g de beurre et de sucre. Une fois fondus rajouter les tranches de tomates confites, et les faire revenir 2mn de chaque côté.

Mettre une tranche de tomate dans l'assiette de présentation. Puis le mélange ananas/gingembre. Saupoudrer de fruits secs. Puis une deuxième tranche de tomate. Le mélange pomme/cannelle. Re-fruits secs. Une autre tranche de tomate. Le mélange poire/badiane.La dernière tranche de tomates. Fruits secs. Et enfin la menthe fraîche pour décorer le tout et apporter du peps à l'ensemble.

Recommencer avec une deuxième assiette ;o)

Verser le jus d'orange caramélisé autour de la tomate. Et éventuellement un peu des différents mélanges qui vous restent. Si vous avez de la glace à la vanille, c'est le moment de la sortir (je n'en avais pas :o()

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Je ne suis pas vraiment objectif, je l'admets, mais je trouve ça nettement mieux que la première version. Chaque bouchée est différente, contraste avec la précédente. Plus de textures aussi, les fruits n'ayant pas cuit le même temps (l'ananas a gardé du croquant).  Olivier emploie l'adjectif de ludique. Je pense que ça correspond bien à l'esprit de cette version. A essayer, évidemment ;o)

Par Ericb
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